5 questions à poser en entretien pour identifier les meilleurs profils sûreté/sécurité
- Clément TETU
- 23 déc. 2024
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 9 mai 2025

Recruter un professionnel de la sûreté et de la sécurité ne s’improvise pas. Dans un contexte de risques croissants, de tension sur les profils qualifiés et d'exigence accrue des usagers et des propriétaires d'infrastructures, une erreur de recrutement dans ce domaine peut avoir des conséquences lourdes : failles dans la protection des biens et des personnes, incidents mal gérés, dégradation de l’image du site, voire mise en danger de la continuité d’activité.
À l’inverse, un bon recrutement sécurise durablement les opérations, inspire confiance aux résidents et collaborateurs, et prévient efficacement les incidents. Forte de notre expertise métier et de notre connaissance approfondie des dynamiques humaines en sûreté/sécurité, Security Selection partage ici 5 questions clés à poser en entretien, conçues pour aller au-delà du CV et évaluer la véritable capacité opérationnelle et comportementale d'un candidat.
N°1 : Pouvez-vous me décrire une situation où vous avez dû faire respecter une règle impopulaire auprès d'un public difficile ?
Cette question permet de mesurer simultanément plusieurs qualités essentielles : le sens du service, la diplomatie, la capacité à appliquer les consignes sans rigidité excessive, et l’aptitude à gérer des tensions.
Un bon candidat saura décrire précisément la situation, les résistances rencontrées et surtout les moyens employés pour faire accepter la règle : usage du dialogue, explication du sens des consignes, posture physique et verbale adaptée.
Un "feu vert" important ici est la capacité du candidat à montrer qu’il a su maintenir à la fois l’autorité et la courtoisie, sans escalade conflictuelle. À l’inverse, un récit centré uniquement sur l’autoritarisme, l’agressivité ou le contournement des procédures est un signal faible de risque futur.
N°2 : Comment vous organisez-vous pour préparer votre prise de poste sur un site que vous ne connaissez pas ?
Cette question explore la rigueur, l’anticipation et la capacité d’appropriation rapide des spécificités locales, qualités indispensables dans les métiers de la sécurité.
Un profil solide détaillera une approche structurée : demande préalable d'informations sur les risques et procédures spécifiques du site, inspection visuelle des lieux, vérification des moyens de communication d’urgence, identification des flux et points sensibles.
Un bon candidat parlera aussi d’écoute auprès des équipes en place. À l'inverse, un candidat donnant une réponse vague ou improvisée révèle un déficit potentiel en organisation et en sens des responsabilités.
N°3 : Décrivez un moment où vous avez détecté un comportement ou un signe faible de risque avant qu’un incident ne se produise.
La vigilance proactive est la marque des meilleurs profils en sûreté/sécurité. Cette question évalue la capacité du candidat à percevoir des signaux faibles — un comportement inhabituel, une anomalie technique, une tension perceptible — et à agir avant que la situation ne dégénère.
Le "feu vert" est ici la capacité à expliquer concrètement ce qui l'a alerté, comment il a vérifié ses impressions, et quelles actions il a prises pour sécuriser la situation. Un candidat qui minimise l'importance de l'observation ou qui n’évoque que des réactions a posteriori expose un risque de réactivité insuffisante sur site.
N°4 : Face à une situation de stress élevé (ex. : début d’incendie, intrusion, altercation violente), comment réagissez-vous ?
La résilience émotionnelle est une compétence critique. Cette question cherche à cerner la manière dont le candidat gère son stress et garde la maîtrise de ses actions.
Une réponse robuste évoquera des réflexes immédiats structurés (protéger, alerter, isoler, maîtriser), un sang-froid communicatif envers les usagers ou l'équipe, et la capacité à suivre les protocoles d’urgence même sous pression.
Un signal d’alerte serait une réponse valorisant l’agitation, l’improvisation ou, au contraire, la tétanie face au danger.
N°5 : Comment garantir discrétion et confidentialité dans l’exercice de vos missions, même face à la curiosité insistante de clients, visiteurs ou collègues ?
La discrétion professionnelle est souvent un critère éliminatoire pour les postes de sûreté/sécurité. Cette question vérifie que le candidat a pleinement conscience de ses devoirs en matière de protection de l'information.
Une réponse exemplaire insistera sur la connaissance précise des limites de communication autorisée, la capacité à expliquer poliment mais fermement qu’il ne peut pas divulguer certaines informations, et sur l’importance de respecter scrupuleusement la confidentialité même en situation de convivialité ou de pression sociale.
À l’inverse, des réponses floues ou des justifications du type "ça dépend des personnes" doivent alerter sur une fragilité potentielle.
Pour aller plus loin
Chez Security Selection, nous savons que recruter un spécialiste qualifié de la sûreté/sécurité ne consiste pas seulement à cocher des cases techniques : il s'agit de détecter des postures professionnelles, une capacité d'anticipation, un engagement éthique, et une résilience humaine au service de la protection collective.
C’est en appliquant des méthodes d'évaluation exigeantes et adaptées à la réalité du terrain que nous aidons nos clients à sécuriser, au sens plein du terme, leurs environnements et leurs projets.



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